La Linotype est une machine entièrement mécanique qui permet de réaliser des lignes de caractères prêt à imprimer. Et pour cela, elle embarque une fonderie !
Un peu d’histoire
La typographie traditionnelle (depuis 1440) consiste à agencer des caractères mobiles, un à un, pour créer des mots et des phrases.
La mise en page est complètement manuelle : justification, espacement, interligne etc.
En 1886, Ottmar Mergenthaler met au point la Linotype : elle permet de composer des textes ligne par ligne. Elle gère en plus automatiquement la justification et l’alignement à droite.
L’impression, quant à elle, reste traditionnelle. Il faut toujours utiliser la presse.
Une galerie photo de la Linotype d’Expotec 103 est disponible.
Principe de fonctionnement
La Linotype est composée de plusieurs éléments :
- un (ou plusieurs) magasin qui contient tous les caractères en 10 à 20 exemplaires chacun,
- un clavier qui permet de faire sortir chaque caractère du magasin,
- les caractères sont recueillis dans un composteur,
- la ligne de caractères ainsi composée est alors envoyée devant le moule,
- moule qui reçoit le plomb en fusion en provenance du creuset.
Une fois la ligne fondue, les caractères sont alors réinjectés automatiquement dans le magasin, disponibles pour l’utilisation suivante.
Les lignes ainsi produites sont ensuite transmises à l’imprimeur. Elle peuvent notamment être utilisées dans une presse Heidelberg.
Notes
Le clavier de la Linotype est particulier pour qui est habitué au clavier d’ordinateur :
- la disposition est complètement différente (pas d’azerty ou de qwerty),
- il n’y a pas de touche majuscule : chaque lettre de l’alphabet dispose de 2 touches, une pour la minuscule, une pour la majuscule,
- la barre d’espace est désolidarisée du clavier.
La Linotype utilise du plomb en fusion. Pour la recharger, on utilise des sardines de plomb (devinez d’où vient le nom…). Elle dispose d’un œillet afin de pouvoir être suspendue dans le creuset.
Vidéo ?
Désolé ! Pas de vidéo cette fois-ci !
D’une part, j’ai eu un souci avec les quelques images faites (problème de bande ou d’enregistrement du caméscope).
D’autre part, on n’a pas réussi à la faire fonctionner : ça arrive, ça peut être capricieux ces petites bêtes-là.
D’où l’importance d’une association comme le Centre d’Histoire Sociale de Haute-Normandie qui cherche à ce que la mémoire de ces machines ne soit pas perdue.






Bonjour,
je termine actuellement l’écriture d’un livre sur une imprimerie québécoise et j’aimerais utiliser la photo de la ligne-blocs. Est-ce possible?
Merci!
Toutes les photos de ce billet sont sous licence Creative Commons Paternité (CC-BY) → http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/fr/
D’ailleurs, si vous cliquez sur la photo qui vous intéresse, vous serez automatiquement redirigé vers mes pages Flickr et pourrait ainsi récupérer la photo originale.
La licence implique juste que vous devez me créditer (Frédéric Bisson), c’est tout.